Introduction

INTRODUCTION

 

            Des siècles durant, nos ancêtres eurent l’envie déraisonnable de s’élancer dans les airs. Voler ? Cette idée parût longtemps fantasque, alimentant les rêves de toute l’Humanité, de la légende d’Icare à l’incroyable aventure de Clément Ader. L’oiseau, quant à lui, n’a jamais eu à se poser ce genre de questions, pourvu d’une capacité naturelle au vol. Notons d’ailleurs qu’il est à l’origine de l’aviation, et c’est de part son observation, que l’Homme réalise les appareils volants aujourd’hui connus, du planeur au gros porteur, en passant par de somptueux avions de chasse, bourrés de technologies.

               Il est intéressant de faire un parallèle étymologique : le mot avion tient sa racine du latin avis qui signifiait oiseau.

              

              Et pourtant, pour beaucoup de personnes, cette affirmation peut paraître ridicule. Comment un être vivant de taille raisonnable, constitué d’un plumage, battant des ailes pour prendre son envol, peut il être comparable à d’énormes machines métalliques, propulsées, pour la plupart, par de puissants moteurs. Et pourtant ! Ils sont plus proches qu’ils n’y paraissent. En effet, la mécanique du vol est un phénomène universel, qui permet, tant à l’oiseau qu’à l’avion, de se mouvoir dans les airs.

              D’ailleurs, le dispositif mis en jeu porte le même nom, chez l’un comme chez l’autre : il s’agit de l’aile. C’est elle qui leur permet de prendre de l’altitude, et qui de par sa forme, donne à un solide donné ses caractéristiques (vitesse, capacité à s’élever à une altitude importante, etc.).

 

NB : Parler d’oiseaux et d’avions est une manière de généraliser, et d’étudier un phénomène de la manière la plus simple possible. Il est utile de préciser qu’une grande partie des principes que nous allons énoncer peut s’appliquer à de nombreux autres dispositifs. Les voiliers par exemple, voient leur voile avoir le même rôle qu’une aile d’avion. Il existe des animaux volants, qui ne font pas partie de la classe des oiseaux ; la chauve souris par exemple, est un mammifère.

Quand l’albatros inspire un planeur, le SB 10.

 

L’aérodynamique, c’est quoi ?

 

       Essayons de définir l’aérodynamique de manière simplifiée, pour mieux comprendre son fonctionnement, puisque c’est cette notion qui nous suivra tout au long de notre démarche. Le seul nom d’aérodynamique est évocateur. C’est en effet l’étude des écoulements de l’air sur un solide donné. Par exemple, il s’agit d’analyser la qualité d’un écoulement d’air sur l’aile d’un avion, ou d’un oiseau, en mouvement.

 

 Attention ! Le terme « aérodynamique » est bien trop souvent confondu avec « aérodynamisme ». Ce dernier ne qualifie pas une discipline scientifique. C’est un adjectif qui qualifie un solide dont la résistance à l’air est faible et sur lequel son écoulement est facilité.

 

         Il est évident que nous n’étudierons pas l’aérodynamique dans son ensemble, car il faudrait des années pour en comprendre tout le fonctionnement ; mais simplement les éléments importants, dont nous avons besoin pour cette étude.

        En effet, rien qu’à l’échelle de la mécanique du vol, au-delà d’une certaine vitesse, les lois physiques classiques ne sont plus assez précises et des calculs très complexes doivent être mis en œuvre. Nous limitons notre étude aux corps ne dépassant pas la vitesse du son. On parle de vitesses subsoniques.

     BONNE VISITE...

 

 

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