III-1) Qu'est ce qu'un oiseau?

 

III-1) QU’EST-CE QU’UN OISEAU ?

 

 

Le terme d’oiseau désigne une des grandes classes du règne animale, celle des aves. Ce sont des animaux vertébrés, tétrapodes, qui donc, portent deux paires de membres, à l’instar des Humains. Les pattes de l’oiseau constituent ses membres postérieurs tandis que ses ailes constituent ses membres antérieurs, qui font de lui un animal à part. Il n’est pas utile de préciser les autres caractéristiques de l’oiseau, indénombrables, intéressantes, mais peut être pas très en rapport avec le sujet que nous traitons.

v     EVOLUTION DE L’OISEAU

      L’oiseau a acquis, au cours de son évolution, la capacité de prendre son envol grâce aux modifications morphologiques qu’ont subit ses ancêtres.

 

Þ   A l’origine : un dinosaure !

·        Au commencement, le plus vieil ancêtre de l’oiseau n’avait rien avoir avec ce à quoi on peut s’attendre aujourd’hui. Il s’agissait en effet d’un dinosaure de taille moyenne, mesurant un peu plus d’un mètre et marchant d’une manière analogue à celle des oiseaux, dressé sur ses deux membres postérieurs : le Maniraptora. Il est apparu vers la fin du Jurassique, il y a un peu plus de 150 millions d’années. Très étonnant d’apprendre qu’il s’agit d’un animal carnivore, alors proche de grands prédateurs tels le tyrannosaure… D’ailleurs, de nos jours, les oiseaux sont les descendants les plus directs des dinosaures d’Antan.

 

 

 

 

 

Þ   Vers l’oiseau actuel

 

·        Progressivement, cette espèce a évolué, pour ressembler de plus en plus aux aves actuels. Leur corps a été peu à peu recouvert de duvet, puis sont apparues les premières plumes au niveau des membres antérieurs, constituant des ailes primitives. Ainsi ces animaux ont-ils pu s’envoler, pour devenir des oiseaux. Leurs plumes se sont allongées au cours de l’évolution, prenant une forme facilitant le phénomène de portance.

 

·        En outre, les caractéristiques anatomiques de l’oiseau se sont adaptées à ce nouveau mode de déplacement, en l’allégeant au maximum. Ses os sont devenus creux. D’ailleurs, l’oiseau est pourvu d’un système digestif très rapide, qui lui permet de ne pas s’encombrer d’une masse inutile et handicapante. Quant à sa vessie, elle est inexistante…

 

 

v     AILE D’OISEAU ET MECANIQUE DU VOL

   ·        Nous savons maintenant parfaitement, que, pour n’importe quel corps volant, ce sont les ailes qui assurent le phénomène de portance. Si les ailes d’avions, sont assez uniformes, celles des oiseaux présentent une structure assez complexe, et très élaboré, qui favorise un vol performant.

 

  ·        Au niveau du bord d’attaque de l’aile, on trouve les os et les muscles de l’oiseau, qui marquent une certaine épaisseur. Au bord de fuite, au contraire, on ne trouve que de longues plumes, dont l’épaisseur est assez faible.

 

  ·        Les ailes des oiseaux sont constituées comme un ensemble de plumes. On en distingue deux grands types au niveau des ailes : les rémiges et les tectrices.

 

Þ   Les rémiges

  ·        On appelle rémiges les plumes qui sont directement rattachés aux os de l’aile. Plus généralement, elles appartiennent à la famille des pennes, caractérisant des plumes longues et raides.

 

 

·        Notons qu’il existe trois types de rémiges au niveau d’une aile d’oiseau.

 

o       Rémiges primaires

 

¨      Les rémiges situés à l’extrémité de l’aile, rattachés aux os de la main de l’animal, sont appelés rémiges primaires. Orientées parallèlement aux os de l’oiseau, elles constituent les principales actrices de la force de portance. En effet, de par leur forme atypique, elles permettent son exercice.

 

¨      Pour mieux le comprendre, il est nécessaire d’étudier la manière dont est constituée une rémige. On appelle calamus la tige reliant la plume à l’os de l’oiseau. Elle fait corps avec le rachis, qui contrairement à ce dernier, n’est pas creux. De part et d’autre du rachis, on constate la présence de filaments acérés que l’on appelle barbes (pour les plus proches du rachis) puis barbules, pour les filaments les plus fins et les plus externes. Or, les barbes n’ont pas la même épaisseur de chaque côté. Au niveau du « bord d’attaque » (face au vent), elles sont plus épaisses qu’au niveau du « bord de fuite » (arrière de l’oiseau).

 

 

¨      Le profil d’une rémige est donc favorable à la portance de l’aile, alors accentuée au niveau de son extrémité.

 

o       Rémiges secondaires et tertiaires

 

¨      Les rémiges secondaires, rattachées à l’avant bras de l’animal (Ulna) et les rémiges tertiaires, rattachées à leur humérus, participent un peu moins à ce phénomène, de par leur disposition. Leur intérêt repose sur leur largeur, leur raideur et leur proximité aux muscles de l’oiseau, qui leur permettent de battre rapidement, participant activement à la propulsion de l’oiseau.

 

NB : Les alules sont des rémiges particulières, qui, lorsqu’elles se relèvent,  participent à une augmentation de la portance, à l’instar des dispositifs hypersustentateurs des avions, comme les ailerons de bout d’aile.

 

 

Þ   Les tectrices

·       Les tectrices sont les petites plumes souples et douces qui recouvrent, au niveau du bord d’attaque de l’aile, les rémiges. On les appelle aussi alaires et sus-alaires.

 

·        Leur rôle dans le vol de l’oiseau est moins important mais toutefois non négligeable. En effet, leur surface assez lisse permet un meilleur écoulement de l’air sur l’aile, réduisant ainsi les frottements, et, par conséquent, la traînée.

 

 

v     VOL DE L’OISEAU

 

       Il n’existe que deux manières de voler chez l’oiseau. Le vol battu lui permet de se propulser, en battant des ailes, tandis que le vol plané, qui se caractérise par l’absence de propulsion, lui permet de se reposer.

 

Þ   Le vol battu

 

·        Naturellement, un oiseau ne peut assurer sa propulsion par un moteur ou un réacteur. Cependant, il se voit dans l’obligation de brasser de l’air afin de créer une force de traction, lui permettant de prendre de la vitesse ou simplement de s’envoler.

 

·        A l’aide des muscles pectoraux, qui constituent en grande partie la musculature des ailes d’oiseaux, il leur fait effectuer un mouvement successivement descendant puis ascendant, qui permet de pousser l’air environnant, et de subir, de part la 3e loi de Newton, une poussée réciproque.

Þ   Le vol plané

·        Sur de longs parcours, il est impossible pour l’animal de battre continuellement des ailes, aux risques de se fatiguer très rapidement. C’est pourquoi, comme les avions, il leur est parfois nécessaire de se passer de la force de traction, et de planer sur une distance plus ou moins importante, qui dépend de la finesse de leurs ailes. L’oiseau pour effectuer ce mouvement, se voit obligé de déployer continuellement des ailes, bien évidemment.

 

 

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site
Création de site Amiens

×